05 L'école des femmes

Arnolphe, un homme près de la cinquantaine, veut épouser Agnès, sa jeune pupille de dix-sept ans. Complètement obsédé par l’adultère et par la liberté de pensée, il la tient à l’écart de toute instruction et du regard des hommes. Mais elle rencontre Horace, un jeune de son âge qui est aussi le fils d’un ami d’Arnolphe. Sans se douter qu’il s’agit de son rival, Horace lui confie ses sentiments. Le bonhomme tente alors de s’interposer entre les jeunes amants, mais quand l’auteur s’appelle Molière, on se doute du dénouement!

À la frontière entre comédie et drame humain, L’École des femmes est d’abord une histoire d’amour et de pouvoir, un conte sur l’affranchissement de la femme orchestré par la mise en scène inspirée de Jean-Philippe Joubert.

Durée de la pièce : 2 h entracte inclus.
Représentations à 20 h, sauf le mardi à 19 h 30 et les jours indiqués sur le calendrier.


Avec : Bertrand Alain (Orante et Alain), Martin Boily (Enrique), Sylvie Cantin (Georgette), Vincent Champoux (Chrysalde), Laurie-Ève Gagnon (Agnès), Jacques Leblanc (Arnolphe), Olivier Normand (Horace)


Conception : Monique Dion (décor), Julie Morel (costumes), Sonoyo Nishikawa (éclairages), Mathieu Campagna (musique)


Critiques:

« Jacques Leblanc offre une performance d'envergure dans L'École des femmes de Molière, mis en scène par Jean-Philippe Joubert. Pour notre plus grand bonheur, il tient avec une efficacité redoutable et un plaisir évident le rôle d'Arnolphe, un homme cherchant à s'assurer le contrôle de la jeune femme qu'il prévoit épouser. En fait, le spectacle dans son ensemble exploite habilement les ressorts comiques de ce texte savoureux. De plus, la transposition dans un milieu musulman lui permet de nous parler au présent. Cela, sur un ton que décor, musique, costumes, mouvement rendent enjoué, vif, dynamique. Si bien que la critique de l'extrémisme se double du constat de sa marginalité. »
Josiane Ouellet, Voir Québec

« C'est tellement, tellement, tellement beau! »
Linda Tremblay, CITF 107,3 FM

« des comédiens excellents, une très belle mise en scène... 1 h 45 de pur plaisir... du bonbon théâtral!"
Claudia Genel, Téléjournal de Radio-Canada

« C'est à Jacques Leblanc que revient la tâche de soulever le voile sur cet impérieux désir de façonner l'autre selon sa volonté, de jouer (avant la lettre) à Pygmalion, d'être le maître incontesté et obsédé par sa création. Une tâche dont il s'acquitte avec adresse, réjouissante dans les scènes qu'il partage avec le délicieux duo de serviteurs (Bertrand Alain et Sylvie Cantin), de joyeux benêts qui semblent tout droit sortis d'un album d'Astérix.
Laurie-Ève Gagnon préserve, avec grâce, la fraîcheur d'Agnès et elle sait nous la rendre totale et désarmante, forte et déterminée, avec cette justesse du coeur qui ne sait mentir. Il faut souligner la beauté et l'élégance du jeu d'Olivier Normand qui endosse le rôle de l'amoureux transi. Normand n'a pas que le physique, il a la voix, et dans sa bouche, le texte de Molière coule et trouve sa pleine modulation.
Molière est à la langue ce que le printemps est aux saisons. La Bordée offre ici plus qu'un bac à fleurs pour décorer le balcon, elle offre la langue comme le fleuve, la marche des femmes hors de l'école des hommes et, sous la direction de Joubert, elle nous rappelle que les classiques n'ont pas de date de péremption, qu'ils sont encore et toujours contemporains.»
Sylvie Nicolas, Le Devoir

« Jean-Philippe Joubert a eu un éclair de génie pour son adaptation de L'École des femmes, de Molière, qui vient de débuter à la Bordée : transposer l'action en pays musulman. Cette brillante et audacieuse idée donne un vernis de modernisme et d'actualité au propos, sans que la comédie en souffre... des accents de vérité qui redonnent au discours de l'époque une nouvelle pertinence... L'École des femmes ne pourrait procurer un tel plaisir sans une solide distribution. La maîtrise du texte en alexandrins par les acteurs était franchement surprenante aussi tôt dans les représentations. Les vers coulaient de source. »
Éric Moreau, Le Soleil

«Vive et rythmée, la mise en scène de Jean-Philippe Joubert (Il y aura) a ceci d’original qu’elle transpose la pièce de Molière en milieu musulman! Le propos passe drôlement bien, et Molière lui-même ne se sentirait pas trahi par cette version quelque peu inusitée... la beauté des répliques, l’ironie du contexte et la prouesse des acteurs réjouissent les spectateurs. »
Denise Martel, Le Journal de Québec

« C'est une pièce où l'on rit beaucoup. J'ai été séduite par le talent de Jacques Leblanc. Je vous recommande d'aller voir L'École des femmes ».
Suzanne Castonguay, CKRL 89,1 FM

« Que dire de Jacques Leblanc? Il est époustouflant! Un Molière musulman... un tour de force assurément! »
**** 1/2, Shirley Noël, Info-Culture.biz


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Photos : Nicola-Frank Vachon

En scène

Photos : Nicola-Frank Vachon